Anne Coesens, Olivier Masset-Depasse, Sagamore Stévenin

Pour son réalisateur, "Cages" est un film d’action psychologique. Pour Philippe Reynart, le maître d’oeuvre de l’émission télévisée "L’envers de l’écran", il est un thriller psychologique. Pour les spectateurs du Festival de Namur 2006, il a été le Prix du Public de la Ville de Namur et le Prix du Jury Junior. Pour CinéFemme, il est un beau et grave regard sur l’angoisse de la séparation. Pour Anne Coesens, sa lumineuse comédienne, il est un film sur l’amour fou. Pour Sagamore Stévenin, bien loin de son interprétation d’un des héros de notre BD nationale, Michel Vaillant, "Cages" est la translation d’un parcours amoureux. Et pour vous ?

CF : La bande-annonce de « Cages » est non seulement bien faite, mais elle accroche par la question qu’elle propose aux spectateurs : « Jusqu’où iriez-vous par amour ? »
J’aimerais vous retourner la question.
AC (Anne Coesens) : Je crois que c’est bien de ne pas savoir jusqu’où on irait.
OMD (Olivier Masset-Depasse) : Trop loin
SS (Sagamore Stévenin) : Au moins au bout de la route

Je ne sais pas si vous avez vu le film de Granier-Deferre qui s’appelle « La cage » et qui traite d’un thème un peu similaire au vôtre …
OMS : Je connais ce film. Avec Lino Ventura et…

Ingrid Thulin. Il y a une différence, de taille à mes yeux, entre les deux œuvres : celle du « s » qui suit votre emploi, dépourvu d’article, du même nom commun : « Cages ». Accepteriez-vous de jouer au « quiz de la sifflante » ?
Rires

Pourquoi ce « s » ? Qu’est-ce qu’il représente ?
AC : L’amour absolu est, pour moi, la cage la plus belle et la plus violente du film, au-delà même de toutes les cages concrètes possibles (la chambre, le lit auquel je menotte Damien…)
OMD : L’enfermement de chacun des personnages avec lui-même d’abord. Ensuite son enfermement avec un autre au sein d’une relation qu’elle soit amoureuse, comme celle de Eve et de Damien, fraternelle comme celle de Adel et Nasser.
SS : Ce qui me paraît intéressant dans cette idée de cage, c’est le relief qu’elle prend en fonction de l’immensité du paysage naturel dans lequel elle s’inscrit. Ce contraste paradoxal entre l’étroitesse supposé d’une cage, l’infini de l’Océan et la grandeur des falaises donne un sens au film. Et permet de mieux comprendre pourquoi cet espace à perte de vue devient le lieu idéal à l’ouverture, en fin de film, de ou des cages.

Vous avez raison de souligner la magnificence, à laquelle j’ajouterais la luminosité, des décors. Vous avez tourné dans les environs d’Etretat ?
OMD : Le film a été tourné sur la Côte d’Opale dans le Nord de la France, du côté du Cap Blanc-Nez.

Est-ce que l’amour absolu est nécessairement une cage ?
AC : Il le devient lorsqu’il s’accompagne de l’insupportable angoisse de la séparation.
OMD : Un amour, pour évoluer, doit rester ouvert. Ouvert à la communication. C’est ce que j’ai essayé de montrer à travers un accident de la route qui va perturber la vie d’un couple qui, apparemment, fonctionne sans problème depuis 7 ans.
SS : « Cages » est une histoire sur la transformation d’un amour. On y parle de l’amour dans la plupart de ses facettes : fusionnelles, en panne, et enfin rédemptrices. Peut-être que même sans l’accident d’Eve, son couple qui existe depuis 7 ans était voué à connaître une crise.

7 ans dites-vous. L’âge d’une éventuelle remise en question de la fidélité au sein d’un couple s’il faut en croire Billy Wilder dans « The seven year itch ».
(rires)
OMD : Je crois qu’un couple doit rester vigilant. Il n’est jamais à l’abri d’une menace. Que ce soit après 7 ans ou après un jour.
SS : L’histoire d’Eve et de Damien symbolise le parcours d’un couple contraint de se remettre en question. Peut-être que même sans accident, il se serait remis en question.
AC : En fait Eve est une jeune femme follement et désespérément amoureuse. Elle ne supporte pas d’assister à la destruction de son couple. Elle va donc tenter, en séquestrant Damien, de lui montrer qu’elle est capable de changer et que tout peut redevenir comme avant.

En quoi doit-elle changer ?
AC : Suite à un accident de la route, elle a perdu la capacité de s’exprimer. Elle bégaie.

Un bégaiement très particulier et bien différent de celui qui affecte aussi un autre personnage du film, Nasser …
…AC : Effectivement. Eve souffre d’un choc post-traumatique, sans lésion physique ou neurologique, qui l’empêche de lâcher les mots. Elle est comme stoppée dans son désir de s’exprimer.
OMD : C’est un bégaiement appelé psychogène parce que son origine est psychologique. Il est très différent du bégaiement de Nasser, qui est plus de l’ordre de la répétition des mêmes sons.

Cette interprétation n’a pas dû être évidente pour vous Anne. Surtout si l’on se souvient que vous avez commencé votre carrière en jouant une voix (*) dans un film de Doillon…
AC… (rires) Cest vrai, le cinéma est plein de paradoxes. Il n’était pas évident de travailler ce type de bégaiement. J’ai été aidée par une logopède qui m’a épaulée dans ma recherche du résultat que je souhaitais : exprimer une douleur qui soit le reflet de la sensation éprouvée par Eve d’être dépossédée d’elle-même...
SS : … dépossession à mettre en parallèle avec le sentiment de Damien d’être privé de la femme qu’il connaît. Il n’a qu’une envie : la voir redevenir ce qu’elle a été.

Même si vous êtes enfermée dans le silence, vous gardez quand même l’envie de communiquer avec Damien. Mais de communiquer autrement qu’avec les mots. Je pense notamment à la scène magnifique où vous le lavez.
AC : C’est une des scènes que je préfère dans le film parce qu’elle me donne l’occasion d’exprimer la palette de tous les sentiments qu’une femme peut avoir vis-à-vis d’un homme. Je suis à la fois une infirmière, une mère, une amie, une amante. J’exprime de la tendresse mais aussi de la violence à travers essentiellement les mains. Qui sont, d’ailleurs, les premières parties du corps que je regarde chez quelqu’un. Parce que les mains ont quelque chose de très jouissif.
SS : C’est aussi une de mes scènes favorites…

On vous comprend…
(éclats de rire du trio)
SS : … parce qu’on y sent la volonté d’Olivier d’imprimer la pellicule d’une "sensorialité" rare à l’écran.
OMD : Je souhaitais, à travers cette scène, exprimer le plaisir d’un contact physique. J’aimerais avoir l’occasion de réaliser un vrai film érotique, dans le sens du goût de la chair. De faire passer cette vibration des sens qui semble souvent manquer de consistance lorsque la relation physique est montrée au cinéma.

Il existe, ou du moins il a existé, une relation physique très forte, très fusionnelle entre Eve et Damien. Celle-ci ne constitue-t-elle pas une protection naturelle contre les aléas de la vie ?
OMD : Dans la première scène du film, il y a une étreinte très fusionnelle entre Eve et Damien.
C’est une scène très physique mais elle ne les protège de rien

L’amour physique serait-il, comme le chante Gainsbourg, sans issue ?
AC : Attention, l’amour d’Eve et de Damien n’est pas que physique. C’est, au début du film du moins, un amour très complet qui inclut le corps et le cœur.
OMD : Effectivement, l’amour entre mes deux héros n’est pas qu’un amour-passion. C’est un amour qui passe par le corps et les sentiments.

Vous donnez à vos scènes d’amour physique une « charnellité » à laquelle on n’est pas habitué. Est-ce que ce n’est pas difficile d’obtenir de ses acteurs une telle disponibilité sensuelle ? De faire entrer un tiers, en l’occurrence SS, dans l’intimité du couple que vous formez avec AC dans la vie de la réalité quotidienne ?
OMD : Eve est un personnage positif et sain, qui a quelque chose d’animal et d’instinctif. Il n’a donc pas été difficile d’inscrire dans ce contexte des scènes très physiques.

Je comprends votre point de vue, mais ce n’est pas vous qui deviez les jouer ?
… (rires)
AC : Je suis une comédienne et la relation que j’entretiens avec mon corps et sa nudité ne me cause aucun problème lorsqu’elle apporte un sens à un film.
SS : Il existe entre Anne et Olivier une telle entente et une telle complicité que j’ai trouvé, dans ce terreau relationnel exceptionnel, la confiance et la bienveillance dont j’avais besoin pour jouer ces scènes.

Au fait, Sagamore, qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’interpréter Damien ?
SS : Dès la lecture du scénario j’ai été intéressé par l’humanité et la complexité de ce personnage.
Il aime son épouse et même quand on suppose que le couple va se défaire, il continuera à l’aimer
OMD : Comme dans la vie, où la plupart des gens qui se quittent continuent à s’aimer. Mais ils se séparent parce qu’ils ne savent plus communiquer.

Anne, vous aviez déjà, dans « Le secret » de Virginie Wagon, exprimé cette aisance corporelle qui donne au récit un ton qui va bien au-delà d’un seul souci esthétique.
AC : La caméra ne me fait pas peur. Je suis en général à l’aise face à elle. Ce que je redoute, plus que les scènes de nu, ce sont les moments où mes émotions sont scrutées en plans approchés.
Ce qu’Olivier ne s’est pas privé de faire, puisque pendant quasiment toute la durée du film, il n’arrête pas de capturer, en cadres serrés, mes émotions.

Olivier, ce n’est pas la première fois que vous utilisez comme procédé cinématographique le recours à un handicap ? Je pense notamment à votre court-métrage « Dans l’ombre ».
OMD : Il ne s’agit pas d’un procédé mais plutôt d’une métaphore qui permet d’exprimer
que quelque chose ne fonctionne pas correctement. Le handicap devient le symbole d’une blessure de l’âme des personnages.

La blessure d’Eve a une forme intéressante. Celle d’un Y qui symbolise en quelque sorte le parcours de ce couple qui au début est dans la fusion (la ligne verticale du Y) avant de se séparer (les deux obliques du Y).
OMD : Le choix de ce type de blessure a été complètement inconscient…
AC : … on en a choisi le dessin sur base de propositions qui nous ont été faites par des spécialistes
en la matière. Mais il faut reconnaître qu’il y a, dans un choix, souvent quelque chose qui échappe
à l’ordre du conscient. Dans ce cas-ci, le choix semble avoir été heureux. Le Y c’est aussi une allusion au chromosome. Or Eve et Damien n’ont pas eu d’enfant…

Pourquoi avoir choisi un décor constitué d’oiseaux empaillés ? Un hommage à Hitchock et à son « Psychose » ?
OMD : Non… je voulais symboliser de cette façon l’idée de la mort qui rôde.

Pourtant votre héroïne incarne la volonté de vivre. Dans une scène d’avant son accident, elle donne à partager sa joie d’avoir su, dans le cadre de son métier d’ambulancière, redonner rythme au cœur d’un accidenté de la route ?
OMD : Eve est une force vive, mais elle a quand même choisi un métier, celui d’ambulancière, qui la met en contact avec la mort. Ensuite ce décor un peu décalé me permettait d’introduire plus facilement un élément incongru dans ce drame personnel : celui d’un concours de cris animaliers.

Parlons-en de ce choix étrange. Pourquoi un tel concours ?
OMD : Parce que je souhaitais donner une incarnation à l’animalité dont Eve est porteuse. Elle a cet instinct primal qui pousse non pas à rationnaliser une situation mais à essayer de la dépasser.

Dans le dossier de presse de « Cages », il y a une interview dans laquelle vous dites avoir, pour donner forme à ce concours, trouvé vos références esthétiques chez Francis Bacon, Jérôme Bosch et James Ensor ? Alors que j’y ai plutôt vu des allusions à cet art bien typé de chez nous qu’on appelle « le réalisme magique » porté à son point d’incandescence par des gens comme Jean Ray.
OMD : Vous avez raison. Il y a dans ce mélange de bizarre et d’inquiétant quelque chose qui rappelle « l’affection » belge pour le biscornu un peu sombre, un peu troublant. Qui fait rire et en même temps met mal à l’aise.

Avant de vous rencontrer, j’ai eu un entretien avec Kris Cuppens à l’occasion des 10 ans du théâtre auquel il collabore, the BS. Il m’a dit avoir été favorablement étonné par la symbiose qui existait entre vous Olivier et vous Anne lors du tournage de « Dans l’ombre ».
OMD : J’ai toujours aimé les films qui sentent bon l’entente entre un cinéaste et le reste de son équipe. Ensemble on va plus loin dans la profondeur d’un propos. C’est pourquoi j’aime bien
travailler avec les mêmes chef opérateur (Tommaso Fiorelli), monteur image (Damien Keyeux) et depuis peu scripte (Julie Ghestquiere). J’aime bien aussi l’idée d’avoir un producteur, le même depuis 10 ans, Jacques-Henri Bronckart. Il me pousse à aller le plus loin possible dans mes envies.

Anne est de chacun de vos ouvrages ? Qu’est-elle pour vous ? Une partenaire, une complice, une collaboratrice, une incarnation de vos fantasmes cinématographiques ?
OMD : Elle est avant tout mon alter ego féminin. Elle me permet d’exprimer des choses de moi-même parce que je sais que la compréhension mutuelle que nous avons l’un de l’autre, lui permettra de leur donner authenticité à l’écran.

Il existe quelques exemples de couples qui fonctionnent ou ont fonctionné à la ville et à l’écran. Je pense à Isabella Rossellini et David Lynch, Ingmar Bergman et Liv Ullman…
… SS : A Anouk Grinberg et Bertrand Blier…

Justement ce dernier couple que vous évoquez me permet de préciser ma question. N’y-a-t-il pas un danger à mélanger vie privée et vie professionnelle ?
OMD : Je dirais même le contraire, que cette proximité nous a permis de développer une technique bien à nous pour aborder des sujets qui ne sont pas faciles avec une sobriété due à notre entente.
AC : Cette entente est vivifiante. Elle nous nourrit l’un l’autre et, en même temps, est une réserve
d’énergie dans laquelle nous puisons pour créer. En ce qui concerne le cas Blier/Grinberg, je crois me souvenir que le danger évoqué était lié à une impression d’intimité trahie.

Quelle est la responsabilité d’une « muse » ?
AC : D’abord suis-je sa muse ? Je me sens beaucoup plus l’autre partie du tandem. Nous partageons les mêmes envies, le même goût du danger.

Du danger ?
AC : J’ai souvent le sentiment que faire un film avec Olivier c’est comme de monter dans un bateau de pirates en compagnie du Capitaine Crochet.
OMD : Pour moi, faire un film c’est avoir l’impression de guider une équipe, de veiller à son unité de pensées et à une homogénéisation des talents de chacun.

Quelle est pour vous la qualité essentielle d’un cinéaste ?
OMD : De pouvoir et de savoir convaincre d’autres personnes à entrer dans son rêve et de mener celui-ci au bout de sa réalisation.

Vous avez composé la musique de votre premier court-métrage « Chambre froide ».
Pourquoi ne pas avoir recommencé ?
OMD : Parce que je n’aurais pas su y mettre ce que je voulais : de l’énergie et de l’émotion.
Frédéric Vercheval a fait ce travail de synthèse avec une justesse incroyable. Dans sa musique se nouent à parts égales de la douleur, du confinement et une envie d’espace. C’est magnifique
et c’est exactement ce que je souhaitais.

Comment s’est effectué le passage des courts métrages aux longs métrages ?
OMD : Avec un certain naturel. Parce que j’en avais envie et que je sentais que le moment était venu de passer à autre chose. Je n’étais plus dans un besoin nombriliste de faire des travaux censés attirer l’attention des jurys…

A ce propos vous avez dû avoir votre content de récompenses …
OMD : Effectivement (**). Mais j’ai surtout l’impression d’avoir mûri et d’avoir envie de faire des films qui ne soient plus uniquement des films d’auteur mais aussi des films qui intéresseront le grand public.

Comme ?
OMD : Je pense à « La leçon de piano » de Jeanne Campion qui est à la fois un film qui porte la griffe personnelle de sa créatrice et qui à la fois s’adresse au plus grand nombre.

Vous devez donc être satisfait du prix remporté par « Cages » à Namur, lors de son festival 2006 ?
OMD : Le prix du public m’a fait grand plaisir et m’a conforté dans l’idée que j’ai de continuer à faire des films sur des sujets graves et forts et qui en même temps laissent passer des sensations,
des émotions qui peuvent être ressenties par chacun.

Vous avez un projet en tête ?
OMD : Oui, j’aime assez l’idée de mélanger les genres. Je pense donc à une histoire d’amour sur
fond de polar.

Anne, en même temps que vos études d’art dramatique au Conservatoire de Bruxelles, vous avez mené de front une licence à l’ULB, dans la redoutable école Solvay ? Ce double cursus ne devait pas être évident.
AC : J’ai eu beaucoup de chance. J’avais trois amis du temps du lycée qui m’ont formidablement soutenue en me faisant de fantastiques résumés des cours. Sans parler de la chance que j’ai eue d’être souvent interrogée sur des matières que je connaissais.

Est-il vrai que votre professeur de comptabilité vous a dit, qu’après avoir réussi Solvay, vous n’alliez sûrement pas persévérer dans votre intention de devenir une saltimbanque ?
AC : En fait il n’a pas employé le mot « saltimbanque » mais celui de « romanichel ». Je vous avoue avoir été un peu désarçonnée par cette prise de position mais…
OMD : Elle a finalement précipité ton choix, si tant était que tu hésitais encore…
AC : (rires) … mais je n’hésitais pas. J’avais déjà décidé de devenir comédienne.

Vous avez un projet ?
AC : Oui, celui d’interpréter, dans une série télévisée pour Canal Plus, « Reporters », une professionnelle de la politique.

Quel souvenir avez-vous gardé de votre qualité de jurée dans le Jury CinéFemme chargé de décerner le prix du même nom lors du Festival d’Amour de Mons 2002 (***) ?
AC : J’en ai gardé un excellent souvenir. C’était ma première expérience en tant que juré. J’en ai gardé en mémoire l’agitation passionnelle avec laquelle je souhaitais défendre le film qui me tenait à cœur.

Merci beaucoup à tous les trois.
CinéFemme réservera à « Cages » la qualité de « coup de cœur » du mois d’avril 2007.

Ceux qui souhaitent en connaître plus sur « Cages » peuvent consulter le site officiel du film : www.cages.be et/ou retrouver le réalisateur dans l’émission de Philippe Reynart « Derrière l’écran » qui sera diffusée la soirée du 5 mai 2007.

(*) celle de l’oreille de Manon, le personnage interprété par Sandrine Bonnaire dans ce film étrange où suite à la disparition de sa fille, un père, Michel Piccoli, reconstitue, à travers les voix de ses élèves-comédiennes, des parties du visage et du corps de la disparue.
(**) trop modeste OMD ne rappelle pas que « Chambre froide » a eu des dizaines de prix dans différents festivals internationaux de courts métrages.
(***) pour mémoire le film lauréat de cette année fut « L’ange de goudron » de Denis Chouinard. Les autres membres du jury étaient, par ordre alphabétique, Isabelle Bloem, Martine Delooz, Yasmina Deslauriers, Karin Giegerich et Caroline Jeanjot.