Riccardo Scamarcio, Nicole Grimaudo, Alessandro Preziosi, Ennio Fantastichini, Lunetta Savino, Elena Sofia Ricci, Ilaria Occhini, Bianca Nappi, Massimiliano Gallo, Carolina Crescentini
Le dernier long-métrage de Ferzan Ozpetek (Tableau de famille, La Fenêtre d’en face), présenté à l’occasion de trois Festivals en Belgique (sold-out aux Rendez-vous du cinéma italien, soirée de clôture au Festival du cinéma méditerranéen et 3ème prix du public au Festival du Film Gay et Lesbien de Belgique), a rencontré un franc succès auprès du public en Italie et en Europe.
Mine Vaganti (Le premier qui l’a dit) arrive dans les salles belges ; c’est l’histoire de Tommaso (Riccardo Scamarcio, La prima linea) qui rentre chez lui, à Lecce, dans les Pouilles, décidé à révéler une fois pour toutes sa vocation pour l’écriture et son homosexualité.
Les Cantone sont une de ces familles italiennes "à l’ancienne" et possèdent une usine de pâtes. Sous le même toit se retrouvent une mère traditionaliste, obsédée par l’apparence, une tante, vieille fille, une grand-mère malheureuse et un père machiste et conservateur.
Le film tourne autour de la confession d’Antonio, l’aîné de la famille, qui décide de devancer son frère et révèle son homosexualité, provoquant la consternation de tous.
Tommaso, replongé dans sa vie-feuilleton, doit alors reprendre l’entreprise familiale à contrecœur, quand débarquent soudainement ses amis romains très (voire trop) homosexuels avec leur yeux doux. Même Tommaso/Scamarcio, surpris à danser devant le miroir ne nous convainc pas tellement.
Mine Vaganti nous entraîne dans un tourbillon de malentendus, de caricatures forcées et d’une improbable histoire pseudo-sentimentale entre la belle Alba et Tommaso.
Malheureusement, ces ’mines dérivantes’ décevantes restent inexplosées.
Ferzan Ozpetek a opté pour une comédie légère et prévisible. Dommage. Etait-ce bien nécessaire de réaliser un autre film caricatural sur un thème que, surtout en Italie, on stéréotype trop souvent ? ( Lucia )