Juste pour passer le temps
1étoile(s) 1étoile(s) 1étoile(s) 1étoile(s) 1étoile(s)

40 ANS MODE D’EMPLOI (THIS IS 40)

Judd Apatow

Paul Rudd, Leslie Mann, Megan Fox, Melissa McCarthy, ...

134 min.
13 mars 2013
40 ANS MODE D'EMPLOI (THIS IS 40)

Pete et Debbie sont mariés depuis plus d’une dizaine d’années et ont deux filles, Charlotte, 8 ans et Sadie, 13 ans, archétype de l’adolescente en crise. À l’aube de leurs passages à la quarantaine, les deux parents s’interrogent sur leur manière de vivre, tentent de régler les tensions qui habitent leurs vies et compensent un maximum par leurs addictions respectives (les cupcakes et la malbouffe pour lui, la nicotine pour elle). Au milieu de leurs tentatives névrosées d’améliorer les choses gravitent les personnes qui les entourent, familles et amis.

Revoilà la grande famille Apatow. Qui, il faut bien l’admettre, commence à tourner en rond à force d’anecdotes collées les unes aux autres. Cette fois, le producteur et réalisateur influent dans la petite famille de la comédie américaine dépeint, après s’être intéressé notamment au dépucelage d’un quarantenaire ( 40 ans, toujours puceau , 2005) et à l’apprentissage de l’art d’être parents ( En cloque, mode d’emploi , 2007, film dans lequel sont introduits les personnages de Pete et Debbie), une fresque qui se veut comiquement représentative de la famille moyenne américaine.

Judd Apatow s’est largement inspiré de sa propre vie pour écrire ce film au sujet prometteur et y fait d’ailleurs jouer toute sa famille (sa femme Leslie Mann et leurs deux filles, Maude et Iris). En reprenant les situations comico-dramatiques qu’il a pu observer dans leur vie de famille, il crée un patchwork de situations au potentiel cinématographique réel mais dont les pièces restent éparpillées, comme mal accordées.

Malgré le charme de ses acteurs, la sauce dans cette nouvelle production ne prend pas et joue même les prolongations (2h14 de scénettes de cette famille au bord de la crise de nerfs). Parents et enfants sont coincés dans leurs problèmes d’égo, leurs pétages de plombs à répétitions et leurs immaturités à la limite du supportable, bien que frôlant parfois le comique. Ces traits de caractère auraient pu donner au film plus de charme si ce dernier était habité par un souffle différent. Dommage !

 

(Ariane Jauniaux)